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CINÉMA PARLANT Association Loi 1901 3 bis quai Gambetta - 49100 Angers - France |
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Mardi 13 mai à 20h15 - Cinémas les 400 Coups
Sur une partition d’Igor Stravinski, George Balanchine, salué comme l’un des plus grands chorégraphes classiques du XXe siècle, a composé en 1967 le programme Joyaux, un ensemble de pièces abstraites décrivant trois états de la danse. C’est Rubis que nous projetons, un hommage à la modern dance. Bouquet de pas de deux, de variations et de danse d’ensemble, la chorégraphie étincelle comme les joyaux. Conjuguant pas d’école et inventions, Balanchine y affirme son amour de la danse. Christian Lacroix a créé les costumes de cette version dansée par le ballet de l’Opéra national de Paris.
Véronique Doisneau, 42 ans, danseuse, prendra sa retraite dans une semaine. “Sujet” (c’est son grade à l’Opéra, inférieur à celui d’étoile et de premier danseur, supérieur au quadrille et au coryphée), elle raconte sa vie : son métier. Si l’on envisage le Ballet de l’Opéra comme une grande fabrique à danseuses, choisir d’en exposer une parmi tant d’autres sur la grande scène de Garnier procède d’une tradition initiée par Duchamp, perpétuée par Warhol : le ready-made. Mais le ready-made de Bel est humain. En lui donnant la parole, le chorégraphe permet à la danseuse d’accéder enfin au statut de “sujet” dont elle n’avait que le nom ; il transforme une retraite en geste artistique. Entre performance et one-woman show, cette pièce constitue l’apothéose de la carrière de Véronique Doisneau, qui semblait avoir fait long feu mais finit en feu d’artifice. Présentation par Michèle BARGUES, responsable du festival Vidéodanse au Centre Pompidou Soirée organisée dans le cadre de Vidéodanse en collaboration avec le CNDC, le Centre Pompidou,
Lundi 19 mai à 20h15 - Cinémas les 400 Coups
Claudia Triozzi a débuté son propre travail autour de la relation corps/objets et des stéréotypes féminins, collaborant en parallèle à des projets menés par d’autres artistes comme Alain Buffard. Créée au printemps 2002, The Family Tree porte sur les rapports entre voix et musique. En duo avec un guitariste, Xavier Boussiron, c’est une pièce délirante ourlée de jeux de mots, de vocalises et de visions. Dans un espace en creux cerné de rideaux blancs, agrémenté de projections d’images, délires intimes et figures ectoplasmiques circulent. Une pièce drôle et surprenante dont ces images gardent la trace.
Représentante de la “danse libre”, Isadora Duncan (San Francisco, 1877 – Nice, 1927) est une figure emblématique de la modernité : sa rupture avec le classique passe par le rejet des codes et des contraintes vestimentaires ou physiques – affranchir le corps permettant de libérer son potentiel expressif. Empreinte de spiritualité, sa recherche, en effet, procédait du corps et privilégiait les émotions comme source du mouvement. Car, pour Duncan, danser et vivre se confondaient : révolutionnaire dans son art, elle le fut aussi dans sa vie et ses engagements, en faveur de l’émancipation des femmes ou de la révolution russe notamment. Cependant, le “mythe” Duncan doit également à son destin tragique. A l’aide d’archives de l’époque, d’entretiens avec les danseurs et chorégraphes Bill T. Jones, Carolyn Carlson, Boris Charmatz, Kathleen Quinlan et Elisabeth Schwartz, et de pièces dansées par ceux-ci, ce documentaire retrace la vie d’Isadora Duncan et démontre, au-delà du mythe, l’importance de son héritage artistique. Soirée organisée dans le cadre de Vidéodanse en collaboration avec le CNDC, le Centre Pompidou,
Mardi 20 mai à 20h15 - Cinémas les 400 Coups de Philippe Vioux – France – 2007 – 26’ ateliers danse : Christine Bombal Ce film retrace les ateliers menés durant toute une année scolaire par Christine Bombal, danseuse notamment avec Philippe Decouflé, auprès d’une classe de CM1 de l’école Henri-Chiron, située dans le quartier de Monplaisir à Angers. Les rencontres avec des artistes et le travail dans la classe à l’issue des ateliers, illustrent peu à peu l’affranchissement des corps et du langage, la cohésion du groupe, son engagement autour d’un projet commun, une meilleure prédisposition aux apprentissages et l’enthousiasme que peut susciter l’entrée des arts à l’école. Il y a dans ce film quelque chose d’une version chorégraphique du fameux Être et avoir…
Etudiant au CNDC au début des années 80, héritier de la fantaisie d’Alwin Nikolais, Philippe Decouflé fait naître dans ses spectacles un monde improbable, peuplé de personnages poétiques. On croyait le jeune homme branché et on rangeait volontiers son savoir-faire au rayon des fantaisies éphémères et des gadgets. Pourtant, l’exubérance passée, il reste dans ce film un sens poétique ineffable, une science de l’image et de la concision qui font défaut à nombre de productions de l’époque. C’est un manifeste doux dingue, un ethno-reportage sur des peuples imaginaires et des us et coutumes chorégraphiques échappés d’un esprit prolixe et sidérant. Présentation par Dominique TERRIEN et Annie THOMAS, de l’Inspection Académique de Maine-et-Loire Soirée organisée dans le cadre de Vidéodanse en collaboration avec le CNDC, le Centre Pompidou,
Jeudi 22 mai à 20h15 - Cinémas les 400 Coups Zelna vit à Dubaï. En plein divorce, elle décide d’envoyer son fils Karim chez sa sœur, à Kherbet Selem, un petit village du Sud Liban, pour le protéger des disputes conjugales. Quelques jours plus tard, la guerre éclate. Folle d’angoisse, Zelna part aussitôt pour le Liban via la Turquie. Mais avec le blocus, elle n’arrive au port de Beyrouth que le jour du cessez-le-feu. Elle y rencontre Tony, le seul chauffeur de taxi qui accepte de la mener dans le Sud… Rencontre avec Michel LÉVIANT, scénariste Soirée organisée en collaboration avec Amitié Libano-française
Vendredi 30 mai à 20h15 - Cinémas les 400 Coups En retraçant la vie de Bernard Lambert, paysan de Loire-Atlantique, député à 27 ans, puis figure mythique des luttes paysannes dans l’Ouest au cours des années 1970, fondateur du mouvement des « Paysans travailleurs » et père spirituel de José Bové, Paysan et rebelle remonte aux sources de la contestation paysanne d’aujourd’hui et parcourt un demi-siècle d’évolution de l’agriculture en France. C’est aussi un portrait de groupe, car l’histoire de Bernard Lambert est racontée par ses proches, ses compagnons de lutte, sa femme Marie-Paule, ses amis de la JAC, ses camarades du PSU ou des Paysans travailleurs, des inconnus ou des « personnalités » : Maître Henri Leclerc, Michel Rocard, José Bové… qui tous parlent d’eux-mêmes en parlant de lui et constituent un récit à plusieurs voix, à la fois biographie singulière et fresque historique, histoire des idées et histoire des gens mêlées. Rencontre avec Joseph BOURGEAIS et Dominique LEBRUN, de la Confédération Paysanne Soirée organisée par la Région des Pays de la Loire |
MAI
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