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Si vous avez manqué une rencontre, vous pouvez la retrouver ici, racontée par un spectateur...
Projection FILMS D’ICI
Programme de 6 courts-métrages réalisés en Pays de la Loire
Rencontre les réalisateurs
Date / lieu Samedi 23 janvier 10 à 19h30 / Cinémas les 400 Coups - Angers
 
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Marc Picavez, réalisateur d’Agosto, Pascal Bonnelle, réalisateur de Cher ami, Axel Guyot, producteur de Tragédie Grouick, Maxime Motte, réalisateur de Comment j’ai rencontré mon père, révèlent devant une salle archicomble les secrets de fabrication de leurs films.
Partenaires Région des Pays de la Loire, Premiers Plans Festival d’Angers
Projection UNE VIE TOUTE NEUVE
Rencontre Ounie LECOMTE, réalisatrice
Date / lieu Jeudi 7 janvier 10 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers
 
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Ounie Lecomte
Ounie Lecomte est venue présenter un film d’une grande et belle sensibilité, racontant l’itinéraire d’une petite Coréenne de 8 ans, abandonnée dans un orphelinat.
Partenaire Les 400 Coups
Projection KERITY LA MAISON DES CONTES
Rencontre
Alain CHUDEAU, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts d’Angers, intervenant auprès d’enfants dans des ateliers d’éveil aux Arts Plastiques, spécialisé en cinéma d’animation traditionnel
Date / lieu Mercredi 23 décembre 09 à 13h45 / Cinémas les 400 Coups - Angers
 
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Alain Chudeau
Après avoir expliqué combien le rêve était important au cinéma, Alain Chudeau fait venir autour de lui les enfants pour qu'ils puissent comprendre comment est fabriqué un film d'animation.
Partenaires Les 400 Coups, la DDJS 49
Projection WALTER, RETOUR EN RÉSISTANCE
Rencontre Gilles PERRET, réalisateur, et Walter BASSAN
Date / lieu Vendredi 13 novembre 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers
 
Walter, retour en résistance : le passé revient au présent !
Vendredi 13 novembre, au Cinéma Les 400 Coups, le cinéaste Gilles Perret nous a permis de faire la connaissance de Walter Bassan, ancien résistant et déporté, un homme attachant qui a gardé toute sa capacité d’indignation : un rappel de l’actualité des grands messages de la résistance.
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Le réalisateur Gilles Perret
Ce film sensible a su nous toucher. Nous y découvrons un personnage de haut savoyard, à la fois jovial et grave, souriant, étonnamment jeune à plus de 80 ans, mais qui n’a rien oublié de ce qu’il a dû affronter : 11 mois de camp de concentration, la gamelle de soupe dont chacun prélève quelques cuillères pour en donner à ceux qui n’en ont pas, des camarades qui meurent autour de soi ; terrible épreuve, qui marque à jamais : l’émotion est palpable quand il fait visiter à des jeunes un camp de concentration, et qu’il leur montre un four crématoire, qu’il évoque les cris des SS à 4 h du matin, ou la privation de nourriture, les souffrances, l’angoisse de la mort.

Mais cette expérience donne aussi un autre regard sur le monde actuel, avec par exemple des questions fondamentales : pourquoi ce qui était possible à la fin de la guerre, dans un pays dévasté, est déclaré par certains ne plus être envisageable de nos jours ? Le Conseil National de la Résistance avait élaboré tout un programme, dans une union très large allant des communistes aux gaullistes, programme que le gouvernement de l’époque a effectivement mis en oeuvre : création de la sécurité sociale, des retraites par répartition, d’un large secteur public de l’énergie et des banques, liberté et indépendance de la presse. Pourquoi tout cela devrait-il être remis en cause ? Le public est beaucoup intervenu dans le débat qui a suivi la projection, donnant de nombreux exemples d’indignation face à la destruction progressive des acquis de cette époque, face aussi à l’attitude du pouvoir à l’égard des étrangers.

Ce questionnement apparaît insupportable à certains : le Président de l’Assemblée Nationale, interviewé sur l’actualité du programme du CNR et la politique présente du gouvernement, parle d’amalgame, demande que son interview ne soit pas utilisée, et écrit en ce sens au réalisateur.

Ce documentaire d écidément nous interpelle : au moment où beaucoup veulent nous faire croire qu’avec la crise, il n’y a pas le choix, ces grandes figures de la résistance, Walter Bassan, ou Stéphane Hessel (il apparaît aussi dans le film, un « être de lumière », disait un spectateur) font entendre une autre voix, bien nécessaire pour retrouver des raisons d’espérer.
Partenaire Les 400 Coups
Projection COURTS-MÉTRAGES vol. 2
Rencontre Jean-François GUILLOU, Tommy DAVIAU et Samuel MEELDIJK, réalisateurs
Date / lieu Mardi 6 octobre 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers
 
3 courts-métrages aux 400 Coups : de l’autre côté du miroir
Mardi 6 octobre, trois jeunes angevins présentaient leurs réalisations dans une grande salle complètement pleine, sur un écran de plus de dix mètres de large : leur émotion était palpable.
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Jean-François Guillou, Samuel Meeldijk, Tommy Daviau
Le film de Samuel Meeldijk, « Le passage », montre en grand le Château d’Angers, décor familier pour beaucoup ; mais son personnage y voit une porte, et le fait que personne d’autre ne la voit renforce encore sa fascination : c’est comme une trouée au-delà des apparences rassurantes de la vie quotidienne ; le réalisateur nous a certifié que cette porte existait bien, nous donnant presque envie d’aller vérifier : c’est vraiment tout le charme du fantastique, de nous redonner le désir de regarder autrement ce que nous croyons déjà bien connaître, pour y entrevoir l’inconnu…

Avec « Variations » de Tommy Daviau, nous voilà en présence de deux personnages aux noms identiques, dont les vies apparemment parallèles peuvent avoir un rapport… Ce thème de l’identité et du dédoublement est cher au réalisateur : nous sommes nous-mêmes, et autres que nous-mêmes à la fois ; ce que nous croyons être notre identité se mélange à autre chose, comme l’encre dans de l’eau ; les effets spéciaux, les images abstraites, la musique enivrante donnent à ce film de fin d’étude une poésie fascinante, et nous proposent une échappée teintée d’onirisme, où les distinctions que nous croyons les plus solides se révèlent fragiles.

Le 3e film, « Laura », de Jean-François Guillou, est davantage ancré dans la réalité ; un homme comme tout le monde, malheureux en amour, se trouve mêlé à une affaire d’état : le hasard veut qu’il soit le témoin d’un crime, lui qui n’a rien demandé, et qui aspire à un bonheur simple, par exemple un jogging à la campagne. Nous sommes d’abord plongés dans une ambiance nocturne de polar noir, à la Chandler, puis les séquences qui suivent nous emmènent en plein air, dans des décors joliment filmés, comme pour fuir ces atmosphères poisseuses, mais c’est là précisément qu’il ne fallait pas aller : une autre réalité cauchemardesque fait irruption, changeant le destin du personnage ; comme quoi il existe un autre monde qu’il vaudrait bien mieux ne pas connaître !

Finalement, ces trois films, par del à leurs différences, dévoilent cet énorme pouvoir du cinéma, de nous faire croire qu’il peut y avoir une autre réalité derrière les décors tranquilles de nos vies : l’imagination de ces cinéastes se révèle indispensable pour nourrir la nôtre.
Un DVD des deux derniers films est en vente chez Angevine Production : www.angevineproduction.com.
Partenaires Les 400 Coups, Angevine Production, Aelon
Projection ALIKER
Rencontre Guy DESLAURIERS, réalisateur
Date / lieu Jeudi 10 septembre 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers
 
ALIKER : un coin du voile levé sur l’histoire des Antilles
Jeudi 10 septembre, Guy Deslauriers venait au Cinéma Les 400 Coups présenter son film. Le sujet : un journaliste communiste assassiné en 1934 en Martinique.
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Le réalisateur Guy Deslauriers, entouré des responsables de l’association Antilles Guyane Anjou
Une histoire terrible, traitée comme une tragédie grecque : André Aliker, personnage entier, passionné de vérité et de justice, déploie une énergie inflexible dans son combat pour la défense des travailleurs. Cela le conduit à découvrir une importante fraude fiscale, qui révèle la collusion entre « usiniers » (patrons des grandes entreprises) et pouvoirs politiques ou judiciaires de l’époque.

Les scènes d’affrontement sont nombreuses, y compris avec ses propres amis, quand il y a divergence de stratégie, créant une tension permanente, admirablement servie par l’acteur Stomy Bugsy. On assiste ainsi au développement d’un journal, relais indispensable des luttes menées contre ce que l’on pourrait déjà appeler la « profitation ». L’exigence absolue du journaliste l’amène à prendre tous les risques pour connaître la vérité et la dévoiler, à mettre en danger lucidement y compris sa propre vie, comme l’a expliqué Guy Deslauriers.

On comprend l’intérêt du réalisateur pour ce sujet : lui aussi a dû développer des trésors de persévérance pour voir aboutir le film ; le travail de préparation s’est heurté à de nombreux obstacles, lorsqu’il s’est agi de trouver les financements et d’obtenir les autorisations, comme si beaucoup préféraient le silence et l’oubli plutôt que la réactualisation d’une telle histoire, blessure qui n’est pas encore refermée, 70 ans après ; mais il a pu compter sur le fort soutien des collectivités territoriales et de la population antillaise, qui a même organisé une souscription au moment où l’existence du film apparaissait menacée.

Comme beaucoup de spectateurs et de membres de l ’association Antilles Guyane Anjou, on peut se réjouir de voir ainsi un événement dérangeant et révélateur de tout un contexte popularisé grâce au cinéma.
Partenaires Les 400 Coups, Antilles Guyane Anjou
Projection LA LONGUE NUIT DU COURT
Date / lieu Vendredi 28 août 09 de 20h à 2h / Château d’Angers
 
La Longue Nuit du Court au Château d’Angers : un écrin pour les écrans des courts-métrages.
Vendredi 28 août : la rentrée du Cinéma !
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500 spectateurs pour Eva, film des élèves du Collège F. Villon des Ponts de Cé
Le cinéma en plein air, c’est toujours magique, pour peu que la météo s’y prête : à l’écran du ciel étoilé, aux paysages transformés par l’ambiance nocturne, s’ajoutent les films projetés et les univers dans lesquels ils nous projettent.

Là, c’était un programme de 60 courts-métrages, d’une grande diversité : films d’animation, films africains, films iraniens, films de la région Pays de la Loire, films réalisés par des scolaires et des jeunes de maisons de quartier, films remarqués au Festival Premiers Plans.

Plus de 500 personnes y assistaient, applaudissant à la fin de chaque film, riant, réagissant, faisant comprendre ce qui passait bien, ce qui passait moins bien.

Certains jeunes dont les films étaient projetés paraissaient vraiment fiers, filmant avec leur téléphone portable en plan large – l’écran et les spectateurs – l’ensemble de la projection de leur film. On comprend leur satisfaction, d’être parvenus à maîtriser à la fois la technique et les règles esthétiques d’un art, ce qui leur permettra un regard plus averti sur les images qui envahissent nos vies.

Et en voyant tous ces courts-métrages, on sentait bien l’intérêt de ce genre : des histoires courtes, peu de personnages, mais déjà tous les ingrédients de films plus longs, une tension dramatique, une fenêtre entrouverte sur des destins de personnages ou des esthétiques.

Ce qui en fait encore le prix, c’est que la diffusion des courts-métrages devient plutôt rare, en dehors des festivals : cela fait longtemps qu’il n’y en a plus en première partie de séance dans les cinémas, et à la télévision, c’est après minuit sur Arte.
On pense alors à toutes ces équipes, souvent jeunes, bénévoles, ou au statut précaire d’intermittents du spectacle, qui se dépensent sans compter pour l’aboutissement de leur projet : c’est pourtant avec de telles expériences que se révèlent des talents, et l’on sait que sans ce passage par le court-métrage, Roman Polanski, Alain Resnais ou Jane Campion n’auraient peut-être jamais pu accéder au cinéma. Permettre la mise en valeur de ce type d’oeuvre apparaît essentiel.

Tout cela avait lieu dans le cadre enchanteur du Ch âteau d’Angers, dont on pouvait apprécier l’ambiance au moment d’un beau coucher de soleil, et l’accueil chaleureux, assuré conjointement par les équipes du Château d’Angers, de Premiers Plans, et de Cinéma Parlant (dont les bénévoles étaient nombreux).
Partenaire Premiers Plans
Projection AZUR ET ASMAR
Date / lieu
Jeudi 9 juillet 09 à partir de 22h / Terrain de sport Abel Chantreau, face au Parc de la Garenne / Quartier Doutre-St Jacques-Nazareth-Front de Maine - Angers
 
Cinéma en plein air : Azur et Asmar en grand !
Jeudi 9 juillet, c’était la projection du film de Michel Ocelot sur le terrain de sport Abel Chantreau, proposée par Cinéma Parlant et l’Archipel – espace d’animation, dans le cadre de la Semaine de l’Été partagé.
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Azur et Asmar, comme deux frères, à égalité dans l’amour de la nourrice… et du cinéaste
Pour les organisateurs, mettre en place un spectacle de plein air revient à jouer au jeu de fléchettes les yeux bandés : décidée 3 mois à l’avance, la séance pourra-t-elle avoir lieu, ou sera-t-elle sauvagement saccagée par une pluie impitoyable ? contrairement à l’année dernière, le film a pu être projeté comme prévu, certes sous une bonne couverture nuageuse, mais qui avait l’avantage de le protéger de la lumière de la lune.

Ce beau conte écrit et réalisé par Michel Ocelot a été applaudi par les 150 spectateurs présents : signe sans doute d’une admiration pour le travail extraordinaire d’animation (6 ans de la vie de son créateur !), mélangeant 2D traditionnelle pour les décors, et images de synthèse pour les visages, ce qui crée un alliage inédit, fascinant, de féérie et de réalisme. C’est peut-être aussi l’adhésion à une belle histoire, qui se finit bien en réunissant deux êtres différents, en assurant leur bonheur, et ainsi la conviction partagée qu’il vaut la peine de combattre cette « animosité ordinaire, entre citoyens de souche et citoyens récents, et, poussant plus loin, mais parallèlement, entre Occident et Moyen-Orient », selon les propos mêmes du réalisateur. On sait que faire l’effort de se rapprocher de qui nous apparaît différent apporte parfois plus de satisfaction que de rester avec qui nous ressemble, mais cette piqûre de rappel proposée par le film n’est certainement pas inutile.

La s éance de cinéma représente ainsi l’aboutissement d’un moment convivial : une fête ouverte à tous, des ateliers, des jeux et des activités sportives, la possibilité de se rencontrer autour d’un barbecue, un concert d’Alex Dobrin Trio composé notamment de musiques du monde, c’est l’occasion de se mélanger aux autres !
Partenaires Ville d’Angers, l’Archipel - espace danimation / dans le cadre de la Semaine de l’Été partagé
Projection NO COMMENT
Rencontre Nathalie LOUBEYRE, réalisatrice
Date / lieu Mardi 19 mai 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers
 
NO COMMENT, no country…
Grâce à l’association Itinéraire Sud, mardi 19 mai, Nathalie Loubeyre et Joël Labat rencontraient le public dans la grande salle, archicomble, du cinéma Les 400 Coups. Leur film : un documentaire montrant l’errance des migrants, qui attendent à Calais de pouvoir passer en Angleterre.
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Nathalie Loubeyre
La réalisatrice a fait le choix original, indiqué par le titre, d’un documentaire sans voix off ni interview : elle regrette que trop souvent le commentaire nous éloigne des gens, et que dans ce cas des migrants, leurs paroles soient infléchies par ce qu’on leur a dit de dire ou ne pas dire.

C’est ainsi que nous voyons ces visages, ces mains, ces pieds, ces corps, des gens qui sont comme nous, que nous pourrions être. Un spectateur de la salle a remarqué l’intérêt des plans sur la statue de Rodin représentant les Bourgeois de Calais : on se souvient du sacrifice de ces six hommes qui a permis de sauver la vie des autres habitants de leur ville ; entre le dénuement des uns et des autres, le rapprochement s’impose, indiquant l’universalité d’une telle situation, et le devoir de solidarité.

Aucune image n’a été volée : la caméra était toujours sur pied, très visible, seuls ceux qui voulaient bien être filmés l’ont été, comme s’ils tenaient à montrer ce qu’ils vivent, et l’injustice qui leur est faite : le film devient ainsi le leur, le digne témoignage de leur existence.
Pour la réalisatrice, ce sont des survivants ; et aurions-nous eu le courage de subir toutes les épreuves qu’ils ont surmontées ? Les longues marches à travers des zones désertiques, les traversées dangereuses de la Méditerranée, les privations de nourriture et d’hygiène, la pression policière… Tous ne parviennent pas à Calais, et certains y meurent, comme en témoignent quelques tombes.

Le film n’a pas été facile à réaliser : une prise gardée au montage montre l’intervention de la police demandant à l’opérateur de présenter ses papiers, puis d’arrêter la caméra ; il a fallu parler d’un film expérimental (que personne ne verrait !), ou d’une seconde équipe du tournage de Welcome de Philippe Lioret, qui se faisait au même moment. Il a été interdit de filmer le centre de rétention, preuve de la violence institutionnelle, que les autorités ne tiennent pas à faire connaître.

Jean du Bou ëtiez, de la Coordination des Migrants, est intervenu pour préciser le parcours du combattant que représente la demande d’asile ; il a aussi été question des personnes du 48 rue Lyonnaise à Angers ; et l’annonce a été faite d’une action unitaire de solidarité, le camp No Boarder, du 23 au 29 juin à Calais.
Site de l’association Itinéraire Sud : http://itinerairesud.unblog.fr/
Partenaires Les 400 Coups, Itinéraire Sud
Projection UN SI BEAU VOYAGE
Rencontre Khaled GHORBAL, réalisateur
Date / lieu Lundi 20 avril 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers
  Khaled Ghorbal au Cinéma Les 400 Coups
Un si beau voyage, jusqu’au bout de l’humain

Lundi 20 avril, avec l’association Kalima, le réalisateur Khaled Ghorbal venait au Cinéma Les 400 Coups présenter son film, l’histoire d’un immigré d’origine tunisienne, ouvrier retraité, chassé de son foyer, et retournant dans son pays natal pour y mourir.

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Khaled Ghorbal
Cet immigré, Momo, est interprété par Farid Chopel, comédien, danseur, qui donne au personnage toute son élégance et sa dignité : il n’est qu’un modeste travailleur immigré, mais il est bien au-delà de sa condition sociale, par la liberté intérieure, la noblesse qui se manifestent en lui.

C’est une figure d’exilé, d’un exil géographique, et aussi existentiel ; en Tunisie, il se sent étranger à son propre pays : « ici ou là-bas, je me sens exilé » ; et sa grave maladie fait de lui un exilé par rapport à son propre corps ; le film laisse entrevoir une relation profonde qu’il a connue avec une femme, un amour impossible, autre composante de son exil d’un pays où tout ne serait « qu’ordre et beauté ».

La longueur des scènes donne toute liberté de penser et de rêver sur ce personnage, comme l’a observé un spectateur. Ce rêve trouve sa profondeur quand l’on remarque que le livre qui l’accompagne n’est autre que « Don Quichotte » de Cervantès, encore un personnage dont la grandeur excède la médiocrité de l’existence terrestre.

Jamais il ne se laisse plaindre, même si sa souffrance, son désarroi, son angoisse se devinent : « comment pourrait-il en être autrement face à la mort ? », faisait remarquer le réalisateur. Mais avec cette fin que Momo choisit, loin du regard de quiconque, il se laisse ensevelir par le sable, les dunes aux formes arrondies et douces, et il se dissout dans une sorte d’acceptation de son destin.

Le r éalisateur, assurant le public à plusieurs reprises de son optimisme, a raconté avec beaucoup de chaleur l’aventure qu’a représentée ce film, un beau voyage aux côtés d’un acteur fascinant ; son décès peu après l’achèvement du tournage ajoute à l’émotion devant un film perçu presque comme un documentaire, sur la grandeur et la fragilité fondamentale de la condition humaine.
Partenaires Les 400 Coups, Kalima
Projection BIENVENUE À BATAVILLE
Rencontre Gabriel THOMAS et Bernard JOLY d’ATTAC 49
Date / lieu Mardi 31 mars 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers
 
ATTAC au Cinéma Les 400 Coups
Bienvenue à Bataville, bienvenue au pays d’un mensonge !
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Gabriel Thomas et Bernard Joly, ATTAC 49
Mardi 31 mars, c’était la projection unique du film de François Caillat, oeuvre enjouée, mi-documentaire, mi-fiction, sur la ville-usine fondée par Tomas Bata dans l’est de la France.

Cette « utopie » est décrite par la voix off du fondateur comme un véritable paradis sur Terre, ne reposant que sur des valeurs humaines ; les quelques interviews confirmeraient cette thèse, même si une ouvrière s’aventure à dire que le travail était vraiment dur, et qu’elle en pleurait les premiers mois !

Le film apparaît en fait comme une vision très restreinte et très subjective, complètement ironique, d’une réalité que nous soupçonnons infiniment plus complexe ; son caractère agréable n’est que la mise en scène d’un bonheur factice, aussi superficiel qu’un spectacle de cirque ; comme l’avait annoncé Gabriel Thomas, le thème en devient cette servitude volontaire, tant recherchée par le patronat chez les ouvriers qu’il emploie : l’harmonie dissimule une subordination totale.

Un spectateur de la salle l’a remarqué, cette soumission à l’usine est imitée par la mise en scène du film, auquel tous semblent prêter leur bonne humeur, sans rechigner. Pourtant, à la fin, on voit certains personnages parlant à travers un trou, comme s’ils étaient emprisonnés, leur bouche encerclée, et comme s’ils avaient perdu une part d’eux-mêmes.

Le débat qui a suivi, vif et animé, a permis de réfléchir sur la forme de cette société : société fermée au reste du monde, société sans contre-pouvoir, société paternaliste et finalement dictatoriale, société qui dirige son personnel de l’intérieur pour éviter qu’il ne soit dirigé de l’extérieur (seule allusion laissant entrevoir la possibilité de syndicats, le mot lui-même n’étant jamais prononcé !), mais société qui parvient à faire totalement accepter l’asservissement et l’aliénation.

La question s’est vite posée de savoir si cela ne concernait pas aussi toute l’organisation du travail, y compris en dehors de Bataville ; le productivisme, disait un ancien ouvrier, aboutit nécessairement à une organisation dirigiste du travail, et on touche au coeur de la société de consommation, qui veut produire pour consommer ensuite. Les systèmes communistes ont aussi été évoqués.

C ’est ainsi qu’une spectatrice se demande quelle utopie peut nous rester… Voilà une soirée qui appelle à poursuivre la réflexion sur l’organisation sociale et économique à laquelle nous pourrions aspirer.
Partenaires Les 400 Coups, ATTAC 49
Projection GUANTANAMERA
Rencontre lauréats du concours VideoCartas 3
Date / lieu Jeudi 12 mars 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers
  Le Printemps des Poètes au Cinéma Les 400 Coups
Et les volcans ? – Ça mijote.

Jeudi 12 mars : 4 textes filmés, réalisés par des jeunes d’Angers, gagnants du concours « Textes filmés / VideoCartas 3 », sont projetés sur le grand écran de la salle 5, sur le thème « En rire(s) / Con humor ».

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Les jeunes lauréats du concours « VideoCartas 3 »
Le premier film fait entendre une déclaration d’amour, parlant de la « délicatesse de ton corps si féminin » ; et nous voyons une jeune femme à la musculature imposante, participant à un championnat de gymnastique. Le suivant raconte un voyage, mais on fait remarquer à ce voyageur qu’il vaudrait mieux détacher les amarres qui retiennent à quai le bateau. Le troisième film, en animation sur papier découpé, rêve à un monde où les livres seraient des personnages. Le dernier montre un homme qui ferait mieux de ne pas travailler…
Le comique de ces films vient souvent d’un décalage entre rêve et réalité : la réalité qui rappelle à l’ordre le rêveur, le rêveur qui en devient un peu ridicule, à qui on jette un seau d’eau à la figure pour qu’il se réveille (c’est dans le 2ème film).
En même temps, ces rêveurs, nous les aimons bien : grâce à eux, le monde qui nous entoure est un peu moins uniforme, et parfois même, ils nous embarquent dans leurs rêves.
Deux poèmes de Jean Tardieu, mis à l’honneur par le Printemps des Poètes de cette année, ont été ensuite lus : lui aussi est un grand rêveur, à imaginer que les nuages flottent et les volcans mijotent… !
Et le film qui suivait, « Guantanamera », de Juan Carlos Tabio et Tomàs Gutiérrez Alea, parlait d’un autre rêve : celui d’un système politique différent, à Cuba ; ce rêve-là, parfois beaucoup plus âpre, finit aussi par faire rire dans ce road movie, à la fois parce que nous comprenons comment il s’est construit, puis comment il a dévié, et parce que c’est encore le meilleur moyen de se protéger de ses dérapages.
Partenaires Les 400 Coups / dans le cadre du Printemps des Poètes – 11e édition, et de la Quinzaine de Cinéma de Langue Espagnole – 19e édition