Si vous avez manqué une rencontre, vous pouvez la retrouver ici, racontée par un spectateur... |
| Projection |
O’BROTHER |
| Date / lieu |
Lundi 5 juillet à partir de 22h / Terrain Dumesnil, boulevard du Bon Pasteur, à côté du Théâtre Le Quai - Quartier Doutre/St Jacques/Nazareth/Front de Maine - Angers |
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Un voyage complètement déjanté, concocté par Joel Coen, avec George Clooney, en plein cœur des USA : O’Brother projeté sous les étoiles, dans le décor familier d’Angers, sa cathédrale et son château, devant 350 spectateurs…
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| Partenaires |
Ville d’Angers, l’Archipel – espace d’animation / dans le cadre d’Ilots en fête |
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| Projection |
LES ARRIVANTS |
| Rencontre |
Patrice CHAGNARD, réalisateur |
| Date / lieu |
Jeudi 6 mai 10 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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Les arrivants : au bord de la crise de nerf
Jeudi 6 mai, Patrice Chagnard venait présenter aux cinémas Les 400 Coups « Les Arrivants », film qu’il a réalisé avec Claudine Bories, salué par un joli succès auprès des critiques et du public.
| Au départ, a-t-il expliqué, il voulait montrer comment on débarque à Paris, quand l’on vient du monde entier, et qu’on est demandeur d’asile : Paris, comme un port ouvert sur le reste du monde… : à voir. C’est ainsi qu’il arrive à la CAFDA, Coordination pour l’Accueil des Familles Demandeuses d’Asile, dans le 20e arrondissement : un sas de passage pour des étrangers avec leurs enfants, originaires de toutes les nationalités, qui ne parlent pas la langue, qui ont bien du mal à se faire comprendre, et surtout à obtenir de ne pas être expulsés.
Face à eux, des travailleurs sociaux débordés, sans moyens, devant pourtant assurer l’hébergement et la nourriture de ceux que la France est censée accueillir, et cherchant à comprendre si leur situation leur permet bien une demande d’asile politique.
Après plusieurs mois nécessaires pour observer les scènes et faire accepter leur présence, les cinéastes filment ceux qui veulent bien l’être : refus systématique des Tchétchènes qui craignent la police russe, accord de certains autres, pensant que leur présence dans le film fait peut être partie du processus qui leur permettra de rester en France (ce que l’équipe du film se garde de démentir !). Mais de l’autre côté aussi, ce n’est pas facile : les assistantes sociales ne sont pas à l’aise, notamment Caroline, qui réagit parfois de façon affective, et se le reproche ensuite. Le public, composé de nombreux travailleurs sociaux, a vivement réagi par rapport à elle : des reproches lui étaient faits sur son manque de professionnalisme, ce à quoi le réalisateur répondait qu’elle ne faisait que refléter, cristalliser une situation impossible ; et on peut admirer son courage de laisser voir ainsi sa difficulté de maîtrise, sa fragilité.
Finalement un documentaire aussi palpitant qu’une fiction, sauf qu’il s’agit du destin bien réel d’hommes et de femmes totalement démunis, débarqués là par des passeurs, dans la plus totale précarité, avançant les yeux bandés à travers un dédale administratif et juridique qu’ils ne connaissent pas – on pense au cas de réfugiés tamouls, parlant du tsunami, et c’est la mauvaise raison, ils sont expulsés, par contre d’autres, parlant de problèmes politiques, et c’est le sésame qui peut leur ouvrir le droit d’asile ; on pense aussi à Zahra, en larmes, qui pouvait être renvoyée à tout moment à Malte avec son nouveau-né. |
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| Partenaire |
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| Projection |
NOCTURNES POUR LE ROI DE ROME |
| Rencontre |
Jean-Charles FITOUSSI, réalisateur |
| Date / lieu |
Mardi 30 mars 10 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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Nocturnes pour le roi de Rome : « Je peux dire que j’ai été un homme heureux »

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Mardi 30 mars, cinémas Les 400 Coups : projection exceptionnelle du film de Jean-Charles Fitoussi, réalisateur, enseignant à la Fémis, intervenant régulier au cinéma d’Angers. Un vieux compositeur allemand est convoqué par le roi de Rome qui lui demande de composer huit nocturnes. Mais ses fantômes intérieurs l’empêchent de créer quoi que ce soit…
Nous vivons les derniers jours de la vie de ce vieux compositeur dont nous ignorons beaucoup, jusqu’au nom. Nous savons uniquement que ce vieil homme a eu un passé prestigieux de pianiste, qu’il est né pendant la guerre et que sa femme est décédée à Rome des années auparavant. Mais ce monde dans lequel évolue ce personnage n’est pas le nôtre. Dans ce monde, Rome a un roi, la guerre n’est pas une de celles que nous avons pu connaître et pourtant, nous nous y retrouvons.
Ce film d’un peu plus d’une heure est un film expérimental. Sa particularité est qu’il a été entièrement filmé avec un vieux téléphone portable datant de 2005. Sur cette bande-image très peu précise s’ajoutent parfois des images de guerre, de mort, précises cette fois, auxquelles s’associe de la musique de toute sorte. On peut passer d’un morceau de piano à un extrait de métal symphonique. Et cette musique s’accorde parfaitement avec l’image sur laquelle elle est ajoutée. Nous voyons en fait à travers les yeux du personnage principal pendant qu’il nous raconte son existence en voix-off. Le réalisateur Jean-Charles Fitoussi a commencé par filmer quelques images par-ci par-là pour finalement les combiner et créer ainsi cette histoire.
A travers ces images floues, nous percevons ce que voit et ressent ce vieux compositeur dans ses derniers jours. Sa vision s’altère avec l’âge et en même temps, on comprend que cet homme perdu, sur le point de mourir, n’a plus le goût de rien et ne voit plus les choses comme elles sont vraiment. Il ne s’intéresse plus à ce qui pourtant, mérite d’être vu. Le point fort de ce film est la libre interprétation de chacun sur les images vues. Chaque spectateur se retrouve face à des images qui pour lui évoquent quelque chose, mais qui peut complètement différer de ce qu’un second spectateur ressentirait. A la fin, quand le personnage meurt après avoir fait le point sur sa vie, certain y verront de l’optimisme, d’autres au contraire davantage une sorte de fatalité.
On peut dire que Nocturnes pour le roi de Rome redonne au cinéma le temps de quelques images, son aspect artistique, poétique et contemporain…
Léa, élève du Lycée Renoir
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| Partenaire |
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| Événement |
SOIRÉE DE CLÔTURE REPORTERS VIP |
| Rencontre |
les jeunes Reporters |
| Date / lieu |
Mardi 30 mars 10 à 18h30 / Maison Pour Tous Monplaisir - Angers |
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Pendant le Festival Premiers Plans d’Angers 2010, de jeunes Reporters des Centres Socioculturels du département ont réalisé des reportages Vidéo, Internet, Photo et Radio. |
| Partenaires |
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| Projection |
APRÈS LA FOLIE |
| Rencontre |
Mickaël HAMON, réalisateur, le Dr Hervé INIAL, médecin-psychiatre au CHU de Nantes, et Viviane PLET, cadre de santé administrateur du Groupe d’Entraide Mutuel d’Angers |
| Date / lieu |
Lundi 15 mars 10 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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« Après la folie » : l’espoir
Lundi 15 mars, salle pleine aux cinémas Les 400 Coups pour découvrir le film, produit par Plan Large, de Mickaël Hamon ; particularité : lui-même a fait l’expérience de cette souffrance psychique, que connaissent les personnes qu’il a filmées.

Mickaël Hamon, réalisateur du film « Après la folie »
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Un film sensible : comme une succession de portraits, dans laquelle le réalisateur lui-même s’implique, faisant la présentation de sa propre maladie en voix off. Le point de vue proposé n’est jamais extérieur aux personnes : nous sommes appelés à les comprendre, à entrevoir derrière leurs paroles tout un itinéraire, le poids des médicaments, et cette détresse d’une vie à l’écart, faite de solitude, de difficulté d’insertion professionnelle, d’échecs sentimentaux.
C’était l’occasion, dans le cadre de la Semaine d’Information sur la Santé Mentale, de lutter contre la stigmatisation trop répandue des maladies mentales : le mot « folie », la schizophrénie, les maladies mentales font souvent peur, nous y projetons une peur concernant bien souvent d’abord nous-mêmes, comme l’a remarqué une spectatrice, alors qu’il s’agit surtout d’une énorme souffrance, appelant toute notre compréhension et notre solidarité.
Un film plein d’espoir aussi : le Groupe d’Entraide Mutuelle de Nantes, comme le faisait observer le réalisateur, est entouré d’un bel écrin de verdure, agréable lieu de rencontre et de vie ; nous faisons la connaissance de ces personnes quand leur maladie est stabilisée, quand elles font preuve d’une grande lucidité, et quand elles savent par quels moyens elles peuvent garder un minimum de sérénité. Nous les suivons lors d’une escapade organisée avec l’aide de l’animatrice en Bretagne, à l’Ile aux Moines, bouffée d’air et de bonheur, occasion de voir que la curiosité pour le monde extérieur est restée intacte.
Ce fut la possibilité pour beaucoup de spectateurs de découvrir l’existence des Groupes d’Entraide Mutuelle (3 en Maine-et-Loire, dont un à Angers, représenté par son administratrice, Viviane Plet) : associations loi 1901 regroupant des malades en réinsertion, fonctionnant de façon autogestionnaire ; les inévitables difficultés de la vie quotidienne sont l’objet de discussions communes, qui règlent ou non les problèmes ; s’il fut question des faibles moyens attribués par l’Etat à ces structures, moyens en diminution, l’animateur du GEM d’Angers disait comment ces échanges pouvaient tirer vers le haut un groupe, et combien ce lieu de vie était précieux pour sortir de son isolement. |
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| Partenaires |
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| Projection |
FILMS D’ICI
Programme de 6 courts-métrages réalisés en Pays de la Loire |
| Rencontre |
les réalisateurs |
| Date / lieu |
Samedi 23 janvier 10 à 19h30 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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Marc Picavez, réalisateur d’ Agosto, Pascal Bonnelle, réalisateur de Cher ami, Axel Guyot, producteur de Tragédie Grouick, Maxime Motte, réalisateur de Comment j’ai rencontré mon père, révèlent devant une salle archicomble les secrets de fabrication de leurs films. |
| Partenaires |
Région des Pays de la Loire, Premiers Plans Festival d’Angers |
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| Projection |
UNE VIE TOUTE NEUVE |
| Rencontre |
Ounie LECOMTE, réalisatrice |
| Date / lieu |
Jeudi 7 janvier 10 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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Ounie Lecomte |
Ounie Lecomte est venue présenter un film d’une grande et belle sensibilité, racontant l’itinéraire d’une petite Coréenne de 8 ans, abandonnée dans un orphelinat. |
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| Partenaire |
Les 400 Coups |
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| Projection |
KERITY LA MAISON DES CONTES |
| Rencontre |
Alain CHUDEAU, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts d’Angers, intervenant auprès d’enfants dans des ateliers d’éveil aux Arts Plastiques, spécialisé en cinéma d’animation traditionnel |
| Date / lieu |
Mercredi 23 décembre 09 à 13h45 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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Alain Chudeau |
Après avoir expliqué combien le rêve était important au cinéma, Alain Chudeau fait venir autour de lui les enfants pour qu'ils puissent comprendre comment est fabriqué un film d'animation. |
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| Partenaires |
Les 400 Coups, la DDJS 49 |
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| Projection |
WALTER, RETOUR EN RÉSISTANCE |
| Rencontre |
Gilles PERRET, réalisateur, et Walter BASSAN |
| Date / lieu |
Vendredi 13 novembre 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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Walter, retour en résistance : le passé revient au présent !
Vendredi 13 novembre, aux cinémas Les 400 Coups, le cinéaste Gilles Perret nous a permis de faire la
connaissance de Walter Bassan, ancien résistant et déporté, un homme attachant qui a gardé toute sa
capacité d’indignation : un rappel de l’actualité des grands messages de la résistance.

Le réalisateur Gilles Perret |
Ce film sensible a su nous toucher. Nous y découvrons un personnage de haut savoyard, à la fois jovial et grave,
souriant, étonnamment jeune à plus de 80 ans, mais qui n’a rien oublié de ce qu’il a dû affronter : 11 mois de camp
de concentration, la gamelle de soupe dont chacun prélève quelques cuillères pour en donner à ceux qui n’en ont
pas, des camarades qui meurent autour de soi ; terrible épreuve, qui marque à jamais : l’émotion est palpable
quand il fait visiter à des jeunes un camp de concentration, et qu’il leur montre un four crématoire, qu’il évoque les
cris des SS à 4 h du matin, ou la privation de nourriture, les souffrances, l’angoisse de la mort.
Mais cette expérience donne aussi un autre regard sur le monde actuel, avec par exemple des questions
fondamentales : pourquoi ce qui était possible à la fin de la guerre, dans un pays dévasté, est déclaré par certains
ne plus être envisageable de nos jours ? Le Conseil National de la Résistance avait élaboré tout un programme,
dans une union très large allant des communistes aux gaullistes, programme que le gouvernement de l’époque a
effectivement mis en oeuvre : création de la sécurité sociale, des retraites par répartition, d’un large secteur public
de l’énergie et des banques, liberté et indépendance de la presse. Pourquoi tout cela devrait-il être remis en
cause ? Le public est beaucoup intervenu dans le débat qui a suivi la projection, donnant de nombreux exemples
d’indignation face à la destruction progressive des acquis de cette époque, face aussi à l’attitude du pouvoir à
l’égard des étrangers.
Ce questionnement apparaît insupportable à certains : le Président de l’Assemblée Nationale, interviewé sur
l’actualité du programme du CNR et la politique présente du gouvernement, parle d’amalgame, demande que son
interview ne soit pas utilisée, et écrit en ce sens au réalisateur.
Ce documentaire d écidément nous interpelle : au moment où beaucoup veulent nous faire croire qu’avec la crise, il
n’y a pas le choix, ces grandes figures de la résistance, Walter Bassan, ou Stéphane Hessel (il apparaît aussi dans
le film, un « être de lumière », disait un spectateur) font entendre une autre voix, bien nécessaire pour retrouver des
raisons d’espérer. |
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| Partenaire |
Les 400 Coups |
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| Projection |
COURTS-MÉTRAGES vol. 2 |
| Rencontre |
Jean-François GUILLOU, Tommy DAVIAU et Samuel MEELDIJK, réalisateurs |
| Date / lieu |
Mardi 6 octobre 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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3 courts-métrages aux 400 Coups : de l’autre côté du miroir
Mardi 6 octobre, trois jeunes angevins présentaient leurs réalisations dans une grande salle
complètement pleine, sur un écran de plus de dix mètres de large : leur émotion était palpable.

Jean-François Guillou, Samuel Meeldijk, Tommy Daviau |
Le film de Samuel Meeldijk, « Le passage », montre en grand le Château d’Angers, décor familier pour beaucoup ;
mais son personnage y voit une porte, et le fait que personne d’autre ne la voit renforce encore sa fascination :
c’est comme une trouée au-delà des apparences rassurantes de la vie quotidienne ; le réalisateur nous a certifié
que cette porte existait bien, nous donnant presque envie d’aller vérifier : c’est vraiment tout le charme du
fantastique, de nous redonner le désir de regarder autrement ce que nous croyons déjà bien connaître, pour y
entrevoir l’inconnu…
Avec « Variations » de Tommy Daviau, nous voilà en présence de deux personnages aux noms identiques, dont
les vies apparemment parallèles peuvent avoir un rapport… Ce thème de l’identité et du dédoublement est cher au
réalisateur : nous sommes nous-mêmes, et autres que nous-mêmes à la fois ; ce que nous croyons être notre
identité se mélange à autre chose, comme l’encre dans de l’eau ; les effets spéciaux, les images abstraites, la
musique enivrante donnent à ce film de fin d’étude une poésie fascinante, et nous proposent une échappée teintée
d’onirisme, où les distinctions que nous croyons les plus solides se révèlent fragiles.
Le 3e film, « Laura », de Jean-François Guillou, est davantage ancré dans la réalité ; un homme comme tout le
monde, malheureux en amour, se trouve mêlé à une affaire d’état : le hasard veut qu’il soit le témoin d’un crime, lui
qui n’a rien demandé, et qui aspire à un bonheur simple, par exemple un jogging à la campagne. Nous sommes
d’abord plongés dans une ambiance nocturne de polar noir, à la Chandler, puis les séquences qui suivent nous
emmènent en plein air, dans des décors joliment filmés, comme pour fuir ces atmosphères poisseuses, mais c’est
là précisément qu’il ne fallait pas aller : une autre réalité cauchemardesque fait irruption, changeant le destin du
personnage ; comme quoi il existe un autre monde qu’il vaudrait bien mieux ne pas connaître !
Finalement, ces trois films, par del à leurs différences, dévoilent cet énorme pouvoir du cinéma, de nous faire croire
qu’il peut y avoir une autre réalité derrière les décors tranquilles de nos vies : l’imagination de ces cinéastes se
révèle indispensable pour nourrir la nôtre.
Un DVD des deux derniers films est en vente chez Angevine Production : www.angevineproduction.com. |
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| Partenaires |
Les 400 Coups, Angevine Production, Aelon |
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| Projection |
ALIKER |
| Rencontre |
Guy DESLAURIERS, réalisateur |
| Date / lieu |
Jeudi 10 septembre 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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ALIKER : un coin du voile levé sur l’histoire des Antilles
Jeudi 10 septembre, Guy Deslauriers venait aux cinémas Les 400 Coups présenter son film. Le sujet : un
journaliste communiste assassiné en 1934 en Martinique.

Le réalisateur Guy Deslauriers, entouré des responsables de l’association Antilles Guyane Anjou |
Une histoire terrible, traitée comme une tragédie grecque : André Aliker, personnage entier, passionné de vérité et
de justice, déploie une énergie inflexible dans son combat pour la défense des travailleurs. Cela le conduit à
découvrir une importante fraude fiscale, qui révèle la collusion entre « usiniers » (patrons des grandes entreprises)
et pouvoirs politiques ou judiciaires de l’époque.
Les scènes d’affrontement sont nombreuses, y compris avec ses propres amis, quand il y a divergence de
stratégie, créant une tension permanente, admirablement servie par l’acteur Stomy Bugsy. On assiste ainsi au
développement d’un journal, relais indispensable des luttes menées contre ce que l’on pourrait déjà appeler la « profitation ». L’exigence absolue du journaliste l’amène à prendre tous les risques pour connaître la vérité et la
dévoiler, à mettre en danger lucidement y compris sa propre vie, comme l’a expliqué Guy Deslauriers.
On comprend l’intérêt du réalisateur pour ce sujet : lui aussi a dû développer des trésors de persévérance pour voir
aboutir le film ; le travail de préparation s’est heurté à de nombreux obstacles, lorsqu’il s’est agi de trouver les
financements et d’obtenir les autorisations, comme si beaucoup préféraient le silence et l’oubli plutôt que la
réactualisation d’une telle histoire, blessure qui n’est pas encore refermée, 70 ans après ; mais il a pu compter sur
le fort soutien des collectivités territoriales et de la population antillaise, qui a même organisé une souscription au
moment où l’existence du film apparaissait menacée.
Comme beaucoup de spectateurs et de membres de l ’association Antilles Guyane Anjou, on peut se réjouir de voir
ainsi un événement dérangeant et révélateur de tout un contexte popularisé grâce au cinéma. |
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| Partenaires |
Les 400 Coups, Antilles Guyane Anjou |
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| Projection |
LA LONGUE NUIT DU COURT |
| Date / lieu |
Vendredi 28 août 09 de 20h à 2h / Château d’Angers |
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La Longue Nuit du Court au Château d’Angers : un écrin pour les écrans des courts-métrages.
Vendredi 28 août : la rentrée du Cinéma !

500 spectateurs pour Eva, film des élèves du Collège F. Villon des Ponts de Cé |
Le cinéma en plein air, c’est
toujours magique, pour peu que la
météo s’y prête : à l’écran du ciel étoilé, aux paysages transformés
par l’ambiance nocturne, s’ajoutent
les films projetés et les univers
dans lesquels ils nous projettent.
Là, c’était un programme de 60
courts-métrages, d’une grande
diversité : films d’animation, films
africains, films iraniens, films de la
région Pays de la Loire, films
réalisés par des scolaires et des
jeunes de maisons de quartier,
films remarqués au Festival
Premiers Plans.
Plus de 500 personnes y assistaient, applaudissant à la fin de chaque film, riant, réagissant, faisant comprendre ce
qui passait bien, ce qui passait moins bien.
Certains jeunes dont les films étaient projetés paraissaient vraiment fiers, filmant avec leur téléphone portable en
plan large – l’écran et les spectateurs – l’ensemble de la projection de leur film. On comprend leur satisfaction, d’être
parvenus à maîtriser à la fois la technique et les règles esthétiques d’un art, ce qui leur permettra un regard plus
averti sur les images qui envahissent nos vies.
Et en voyant tous ces courts-métrages, on sentait bien l’intérêt de ce genre : des histoires courtes, peu de
personnages, mais déjà tous les ingrédients de films plus longs, une tension dramatique, une fenêtre entrouverte
sur des destins de personnages ou des esthétiques.
Ce qui en fait encore le prix, c’est que la diffusion des courts-métrages devient plutôt rare, en dehors des festivals :
cela fait longtemps qu’il n’y en a plus en première partie de séance dans les cinémas, et à la télévision, c’est après
minuit sur Arte.
On pense alors à toutes ces équipes, souvent jeunes, bénévoles, ou au statut précaire d’intermittents du spectacle,
qui se dépensent sans compter pour l’aboutissement de leur projet : c’est pourtant avec de telles expériences que
se révèlent des talents, et l’on sait que sans ce passage par le court-métrage, Roman Polanski, Alain Resnais ou
Jane Campion n’auraient peut-être jamais pu accéder au cinéma. Permettre la mise en valeur de ce type d’oeuvre
apparaît essentiel.
Tout cela avait lieu dans le cadre enchanteur du Ch âteau
d’Angers, dont on pouvait apprécier l’ambiance au moment
d’un beau coucher de soleil, et l’accueil chaleureux, assuré
conjointement par les équipes du Château d’Angers, de
Premiers Plans, et de Cinéma Parlant (dont les bénévoles étaient nombreux). |
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| Partenaire |
Premiers Plans |
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| Projection |
AZUR ET ASMAR |
| Date / lieu |
Jeudi 9 juillet 09 à partir de 22h / Terrain de sport Abel Chantreau, face au Parc de la Garenne / Quartier Doutre-St Jacques-Nazareth-Front de Maine - Angers |
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Cinéma en plein air : Azur et Asmar en grand !
Jeudi 9 juillet, c’était la projection du film de Michel Ocelot sur le terrain de sport Abel Chantreau,
proposée par Cinéma Parlant et l’Archipel – espace d’animation, dans le cadre de la Semaine de l’Été
partagé.

Azur et Asmar, comme deux frères, à égalité dans l’amour de la nourrice… et du cinéaste |
Pour les organisateurs, mettre en place un spectacle de plein air revient à jouer au jeu de fléchettes les yeux
bandés : décidée 3 mois à l’avance, la séance pourra-t-elle avoir lieu, ou sera-t-elle sauvagement saccagée par
une pluie impitoyable ? contrairement à l’année dernière, le film a pu être projeté comme prévu, certes sous une
bonne couverture nuageuse, mais qui avait l’avantage de le protéger de la lumière de la lune.
Ce beau conte écrit et réalisé par Michel Ocelot a été applaudi par les 150 spectateurs présents : signe sans doute
d’une admiration pour le travail extraordinaire d’animation (6 ans de la vie de son créateur !), mélangeant 2D
traditionnelle pour les décors, et images de synthèse pour les visages, ce qui crée un alliage inédit, fascinant, de
féérie et de réalisme. C’est peut-être aussi l’adhésion à une belle histoire, qui se finit bien en réunissant deux êtres
différents, en assurant leur bonheur, et ainsi la conviction partagée qu’il vaut la peine de combattre cette « animosité ordinaire, entre citoyens de souche et citoyens récents, et, poussant plus loin, mais parallèlement,
entre Occident et Moyen-Orient », selon les propos mêmes du réalisateur. On sait que faire l’effort de se
rapprocher de qui nous apparaît différent apporte parfois plus de satisfaction que de rester avec qui nous
ressemble, mais cette piqûre de rappel proposée par le film n’est certainement pas inutile.
La s éance de cinéma représente ainsi l’aboutissement d’un moment convivial : une fête ouverte à tous, des
ateliers, des jeux et des activités sportives, la possibilité de se rencontrer autour d’un barbecue, un concert d’Alex
Dobrin Trio composé notamment de musiques du monde, c’est l’occasion de se mélanger aux autres ! |
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| Partenaires |
Ville d’Angers, l’Archipel - espace d’animation / dans le cadre de la Semaine de l’Été partagé |
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| Projection |
NO COMMENT |
| Rencontre |
Nathalie LOUBEYRE, réalisatrice |
| Date / lieu |
Mardi 19 mai 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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NO COMMENT, no country…
Grâce à l’association Itinéraire Sud, mardi 19 mai, Nathalie Loubeyre et Joël Labat rencontraient le
public dans la grande salle, archicomble, des cinémas Les 400 Coups. Leur film : un documentaire
montrant l’errance des migrants, qui attendent à Calais de pouvoir passer en Angleterre.

Nathalie Loubeyre |
La réalisatrice a fait le choix original, indiqué par le titre, d’un documentaire sans voix off ni interview : elle regrette
que trop souvent le commentaire nous éloigne des gens, et que dans ce cas des migrants, leurs paroles soient
infléchies par ce qu’on leur a dit de dire ou ne pas dire.
C’est ainsi que nous voyons ces visages, ces mains, ces pieds, ces corps, des gens
qui sont comme nous, que nous pourrions être. Un spectateur de la salle a remarqué
l’intérêt des plans sur la statue de Rodin représentant les Bourgeois de Calais : on se
souvient du sacrifice de ces six hommes qui a permis de sauver la vie des autres
habitants de leur ville ; entre le dénuement des uns et des autres, le rapprochement
s’impose, indiquant l’universalité d’une telle situation, et le devoir de solidarité.
Aucune image n’a été volée : la caméra était toujours sur pied, très visible, seuls ceux qui voulaient bien être filmés
l’ont été, comme s’ils tenaient à montrer ce qu’ils vivent, et l’injustice qui leur est faite : le film devient ainsi le leur, le
digne témoignage de leur existence.
Pour la réalisatrice, ce sont des survivants ; et aurions-nous eu le courage de subir toutes les épreuves qu’ils ont
surmontées ? Les longues marches à travers des zones désertiques, les traversées dangereuses de la
Méditerranée, les privations de nourriture et d’hygiène, la pression policière… Tous ne parviennent pas à Calais, et
certains y meurent, comme en témoignent quelques tombes.
Le film n’a pas été facile à réaliser : une prise gardée au montage
montre l’intervention de la police demandant à l’opérateur de
présenter ses papiers, puis d’arrêter la caméra ; il a fallu parler
d’un film expérimental (que personne ne verrait !), ou d’une
seconde équipe du tournage de Welcome de Philippe Lioret, qui
se faisait au même moment. Il a été interdit de filmer le centre de
rétention, preuve de la violence institutionnelle, que les autorités
ne tiennent pas à faire connaître.
Jean du Bou ëtiez, de la Coordination des Migrants, est intervenu pour préciser le parcours du combattant que
représente la demande d’asile ; il a aussi été question des personnes du 48 rue Lyonnaise à Angers ; et l’annonce
a été faite d’une action unitaire de solidarité, le camp No Boarder, du 23 au 29 juin à Calais.
Site de l’association Itinéraire Sud : http://itinerairesud.unblog.fr/ |
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| Partenaires |
Les 400 Coups, Itinéraire Sud |
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| Projection |
UN SI BEAU VOYAGE |
| Rencontre |
Khaled GHORBAL, réalisateur |
| Date / lieu |
Lundi 20 avril 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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Khaled Ghorbal aux cinémas Les 400 Coups
Un si beau voyage, jusqu’au bout de l’humain

Khaled Ghorbal |
Lundi 20 avril, avec l’association Kalima, le réalisateur Khaled Ghorbal venait aux cinémas Les 400 Coups
présenter son film, l’histoire d’un immigré d’origine tunisienne, ouvrier retraité, chassé de son foyer, et
retournant dans son pays natal pour y mourir.
Cet immigré, Momo, est interprété par Farid Chopel, comédien, danseur, qui donne au personnage toute son élégance et sa dignité : il n’est qu’un modeste travailleur immigré, mais il est bien au-delà de sa condition sociale,
par la liberté intérieure, la noblesse qui se manifestent en lui.
C’est une figure d’exilé, d’un exil géographique, et aussi existentiel ; en Tunisie, il se sent étranger à son propre
pays : « ici ou là-bas, je me sens exilé » ; et sa grave maladie fait de lui un exilé par rapport à son propre corps ; le
film laisse entrevoir une relation profonde qu’il a connue avec une femme, un amour impossible, autre composante
de son exil d’un pays où tout ne serait « qu’ordre et beauté ».
La longueur des scènes donne toute liberté de penser et de rêver sur ce personnage, comme l’a observé un
spectateur. Ce rêve trouve sa profondeur quand l’on remarque que le livre qui l’accompagne n’est autre que « Don
Quichotte » de Cervantès, encore un personnage dont la grandeur excède la médiocrité de l’existence terrestre.
Jamais il ne se laisse plaindre, même si sa souffrance, son
désarroi, son angoisse se devinent : « comment pourrait-il en être autrement face à la mort ? », faisait remarquer le
réalisateur. Mais avec cette fin que Momo choisit, loin du
regard de quiconque, il se laisse ensevelir par le sable, les
dunes aux formes arrondies et douces, et il se dissout dans
une sorte d’acceptation de son destin.
Le r éalisateur, assurant le public à plusieurs reprises de son
optimisme, a raconté avec beaucoup de chaleur l’aventure
qu’a représentée ce film, un beau voyage aux côtés d’un
acteur fascinant ; son décès peu après l’achèvement du
tournage ajoute à l’émotion devant un film perçu presque
comme un documentaire, sur la grandeur et la fragilité
fondamentale de la condition humaine. |
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| Partenaires |
Les 400 Coups, Kalima |
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| Projection |
BIENVENUE À BATAVILLE |
| Rencontre |
Gabriel THOMAS et Bernard JOLY d’ATTAC 49 |
| Date / lieu |
Mardi 31 mars 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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ATTAC aux cinémas Les 400 Coups
Bienvenue à Bataville, bienvenue au pays d’un mensonge !

Gabriel Thomas et Bernard Joly, ATTAC 49 |
Mardi 31 mars, c’était la projection unique du film de François Caillat, oeuvre enjouée, mi-documentaire,
mi-fiction, sur la ville-usine fondée par Tomas Bata dans l’est de la France.
Cette « utopie » est décrite par la voix off du fondateur comme un
véritable paradis sur Terre, ne reposant que sur des valeurs
humaines ; les quelques interviews confirmeraient cette thèse,
même si une ouvrière s’aventure à dire que le travail était
vraiment dur, et qu’elle en pleurait les premiers mois !
Le film apparaît en fait comme une vision très restreinte et très
subjective, complètement ironique, d’une réalité que nous
soupçonnons infiniment plus complexe ; son caractère agréable
n’est que la mise en scène d’un bonheur factice, aussi superficiel qu’un spectacle de cirque ; comme l’avait annoncé Gabriel
Thomas, le thème en devient cette servitude volontaire, tant
recherchée par le patronat chez les ouvriers qu’il emploie :
l’harmonie dissimule une subordination totale.
Un spectateur de la salle l’a remarqué, cette soumission à l’usine est
imitée par la mise en scène du film, auquel tous semblent prêter leur
bonne humeur, sans rechigner. Pourtant, à la fin, on voit certains
personnages parlant à travers un trou, comme s’ils étaient emprisonnés,
leur bouche encerclée, et comme s’ils avaient perdu une part d’eux-mêmes.
Le débat qui a suivi, vif et animé, a permis de réfléchir sur la forme de cette société : société fermée au reste du
monde, société sans contre-pouvoir, société paternaliste et finalement dictatoriale, société qui dirige son personnel
de l’intérieur pour éviter qu’il ne soit dirigé de l’extérieur (seule allusion laissant entrevoir la possibilité de syndicats,
le mot lui-même n’étant jamais prononcé !), mais société qui parvient à faire totalement accepter l’asservissement
et l’aliénation.
La question s’est vite posée de savoir si cela ne concernait pas aussi toute l’organisation du travail, y compris en
dehors de Bataville ; le productivisme, disait un ancien ouvrier, aboutit nécessairement à une organisation dirigiste
du travail, et on touche au coeur de la société de consommation, qui veut produire pour consommer ensuite. Les
systèmes communistes ont aussi été évoqués.
C ’est ainsi qu’une spectatrice se demande quelle utopie peut nous rester… Voilà une soirée qui appelle à
poursuivre la réflexion sur l’organisation sociale et économique à laquelle nous pourrions aspirer. |
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| Partenaires |
Les 400 Coups, ATTAC 49 |
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| Projection |
GUANTANAMERA |
| Rencontre |
lauréats du concours VideoCartas 3 |
| Date / lieu |
Jeudi 12 mars 09 à 20h15 / Cinémas les 400 Coups - Angers |
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Le Printemps des Poètes aux cinémas Les 400 Coups
Et les volcans ? – Ça mijote.

Les jeunes lauréats du concours « VideoCartas 3 » |
Jeudi 12 mars : 4 textes filmés, réalisés par des jeunes d’Angers, gagnants du concours « Textes
filmés / VideoCartas 3 », sont projetés sur le grand écran de la salle 5, sur le thème « En rire(s) / Con
humor ».
Le premier film fait entendre une déclaration d’amour, parlant de la « délicatesse de ton corps si féminin » ; et nous
voyons une jeune femme à la musculature imposante, participant à un championnat de gymnastique. Le suivant
raconte un voyage, mais on fait remarquer à ce voyageur qu’il vaudrait mieux détacher les amarres qui retiennent à
quai le bateau. Le troisième film, en animation sur papier découpé, rêve à un monde où les livres seraient des
personnages. Le dernier montre un homme qui ferait mieux de ne pas travailler…
Le comique de ces films vient souvent d’un décalage entre rêve et réalité : la réalité qui rappelle à l’ordre le rêveur,
le rêveur qui en devient un peu ridicule, à qui on jette un seau d’eau à la figure pour qu’il se réveille (c’est dans le
2ème film).
En même temps, ces rêveurs, nous les aimons bien : grâce à eux, le monde qui nous entoure est un peu moins
uniforme, et parfois même, ils nous embarquent dans leurs rêves.
Deux poèmes de Jean Tardieu, mis à l’honneur par le Printemps des Poètes de cette année, ont été ensuite lus :
lui aussi est un grand rêveur, à imaginer que les nuages flottent et les volcans mijotent… !
Et le film qui suivait, « Guantanamera », de Juan Carlos Tabio et Tomàs Gutiérrez Alea, parlait d’un autre rêve :
celui d’un système politique différent, à Cuba ; ce rêve-là, parfois beaucoup plus âpre, finit aussi par faire rire dans
ce road movie, à la fois parce que nous comprenons comment il s’est construit, puis comment il a dévié, et parce
que c’est encore le meilleur moyen de se protéger de ses dérapages.
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| Partenaire |
Les 400 Coups / dans le cadre du Printemps des Poètes – 11e édition, et de
la Quinzaine de Cinéma de Langue Espagnole – 19e édition |
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